1er marathon de laClarée

mardi 18 août 2009
par  ASUL Sports Nature
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Après un premier coup dans l’eau, ou plutôt dans l’herbe jaune et sèche l’année dernière pour manque de neige, le premier marathon de la Clarée a enfin pu avoir lieu cette année, et ce fut une première réussie, sous un soleil radieux et avec une belle neige rapide. Yann, Jean et Pierre étaient de la partie.

Profitant des vacances scolaires, nous avons donc pu arpenter à loisir les pistes locales, et en particulier celles du Val Clarée, entre les Alberts, site de départ et d’arrivée, et Névache. La veille de la course, nous allons donc nous poser à Plampinet afin de reconnaître le haut du parcours, à savoir les 15 km autour de Névache. Globalement, le parcours est pyramidal : ça monte sans cesse jusqu’au 24° km, et ça replonge ensuite, avec quelques petits murs assassins dans les trois derniers kilomètres. La partie entre Plampinet et Névache suit tout simplement les deux noires locales, à savoir la Forestière (point haut à 1740 m tout de même, pour un départ à 1350 m...) et les Clochettes. C’est clair, il y a quelques murs très forts sur les Clochettes, et une longue et raide montée en forêt endévers à gauche au-dessus de Névache : on sait à quoi s’attendre demain ! Du coup, histoire de se remettre le soir, nous organisons un apéro comparatif des bières hautes alpines (y’a du savoir faire !).

Dimanche matin, les conditions sont au top : tempête de ciel bleu, il a fait assez froid durant la nuit, la piste est béton. Il est par contre évident que les dernières bosses sur la fin de parcours vont se faire dans la soupe ... mais on n’y est pas encore, on verra bien. Le départ serpente dans le pré des Alberts. Nous sommes répartis par ligne en fonction de nos points FFS, et en poussée simultanée obligatoire sur les 100 premiers mètres : ça a au moins le mérite d’être simple, clair et efficace. Le peloton s’étire très rapidement au coup de fusil sur le premier kilomètre et demi, avant de traverser la route et de s’engouffrer sur les premières pistes un peu étroites. C’est alors parti pour toute la remontée de la vallée jusqu’à Névache. Nous contournons par le haut chaque village (Le Rosier, Val des Prés) ce qui nous vaut à chaque fois de bonnes montées droit dans la pente, histoire d’étirer tout ce petit monde avant la longue partie de plat montant le long de la Clarée entre Val des Prés et Plampinet. Les groupes se forment, et le ryhtme est élevé : mieux vaut maîtriser le pas de un temps et les relances en virages ! Les choses sérieuses commencent vraiment à la sortie de Plampinet : la longue montée dans le pré au soleil commence à user les jambes et les bras, et le replat de névache fait du bien. Mais il faut en profiter, avant de grimper sur la forestière reconnue la veille : nous filons sous les encouragements des coureurs du 21 km qui attendent que nous soyons passés pour partir (sur le parcours de 21 km "La descente de la Clarée"). Au pied des bosses, nous avons même droit à un accordéoniste, histoire de se mettre un peu de baume au coeur en cas de jambes lourdes. C’est que ce n’est pas tout de monter, il va falloir descendre tout ça, avec pour commencer un plongeon vers Plampinet par la noire !
Si nous passons sans encombre (merci la reconnaissance de la veille, car sinon Jean filait tout droit dansles mélèzes...) sur une piste parfaitement préparée, il n’en sera pas de même pour les derniers et le 21 km, qui auront affaire avec un certain nombre de bourrelets dans les virages serrés. Il faut qui plus est faire attention entre le soleil et l’ombre, car ça commence à coller au soleil, et c’est toujours gelé à l’ombre ! Comme par magie (mais oui !... La nature est bien faite, c’est certain), les 7 km de plat montant le long de la Clarée se sont transformés en plat descendant, en grande partie à l’ombre encore, et ça file allègrement. Fort de ma connaissance du parcours (je skie ici depuis près de 20 ans !), et très régulièrement, je recolle au groupe de devant, emmenant avec moi un certain nombre de skieurs qui accrochent le train en marche.
Je suis tout de même un peu méfiant, car il est évident qu’à ce rythme, on va avoir des soucis dans les dernières grosses bosses pour repasser au-dessus des villages. Je décide donc de me calmer un peu, et je ne sais pas pourquoi, les autres font pareil, et pas un seul ne passe ! Evidemment, en plein soleil, les derniers murs font mal, tout autant que les descentes qui les suivent, car certaines deviennent franchement rock’n roll à cause des bourrelets, et surtout des grosses variations de glisse entre l’ombre et le soleil. Certains y laissent même une partie de leur épaule (première féminine en particulier) ! Sur le final, je réussis à lâcher une bonne partie de mon petit groupe, et nous nous présentons à trois dans la ligne droite d’arrivée pour le sprint. Je ne parviens as à accrocher le premier, mais règle le troisième sans problème !
C’est clair, c’est allé très vite : je suis 39° à 15’ de la tête de course, et boucle pourtant les 42 km en moins de 1h56’. Jean arrive juste pour les 2h de course, et Yann termine une vingtaine de minutes derrière. Nous retrouvons un de nos anciens amis Roland, qui habite désormais à Embrun, et prenons le repas d’après course au soleil (on peut utiliser la crème solaire qui nous était offerte avec le dossard !). On retrouve même notre accordéoniste, accompagné cette fois du reste de la troupe (du genre "Fatals Picards")

Belle ambiance, belle course, parcours technique, paysage et climat haut alpin nous changeant du Jura ... Je crois que c’est à refaire à l’occasion !
 
Pour de plus amples renseignements sur cette course, allez donc faire un tour sur son site internet...
 
Si vous voulez visionner la vidéo de la course, c’est par là :



Enfin, pour les photos, c’est dans le portfolio juste en dessous !