Ouverture de la saison : stage sur glacier à Tignes

vendredi 27 novembre 2009
par  ASUL Sports Nature
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« On ne dit pas l’espace Killy, on dit la bibliothèque »


Cette année, nous n’étions que trois, Patrick, Pierre et moi, à monter à Tignes pour la Toussaint, du 30 octobre au 2 Novembre dernier. En effet, les deux autres habitués avaient de bons motifs d’absence : Yann n’avait pas pu trouver de cannes de marche avec des pointes au carbure de tungstène et Jérôme s’était décidé à appliquer à fond le principe de dégressivité de l’entraînement à l’approche des objectifs majeurs : gros volume de course à pied en été, puis séances courtes et intensives de skis-roues en montée au début de l’automne puis surtout plus aucun effort jusqu’à Vancouver en février pour retrouver du jus.

Le voyage aller se passa sans incident notable, après que les téléphones portables eurent permis de constater qu’un tiers de l’équipe attendait les deux autres tiers à Solaize pendant que ces mêmes deux tiers attendaient le premier à Communay. Mon badge de péage, un peu susceptible, n’acceptait de fonctionner que vitre ouverte et tendu à bout de bras. Arrivés à Chambéry, avec un crampe au bras droit et une température de 7° dans l’habitacle, on jugea utile de faire une pause pour se restaurer et se réchauffer. A 23 heures, nous prenions nos nouveaux quartiers à Tignes, à l’hôtel Diva. Situé à 50 mètres du funiculaire, le package demi-pension comprend les forfaits de ski, l’accès à la piscine de Tignes et l’hôtel est lui-même équipé d’un sauna et d’un hammam.

Le lendemain, après avoir ruiné le buffet du petit déjeuner, nous bous retrouvons au funi : la pancarte dans le sas d’accès parviendrait presque à nous impressionner (voir photo). En fait, le glacier est dans un état pitoyable, comme jamais vu de mémoire de caillou, mais les conditions de ski pour les fondeurs sont excellentes. Bien sûr, les pioches étant fermées, il faut remonter à pied par un itinéraire qui comprend un passage coté 8c. Mais Pierre arrive à force de volonté et de résistance à mener son aile au sommet (voir photo) d’où il pourra s ’élancer vers le val Claret, battant ainsi un record de dénivelé en deltaplane avec aire d’envol située à moins de vingt mètres d’une remontée mécanique, aire d’atterrissage à moins de trente mètres d’une installation de water -jump et saut réalisé en automne après une chute de neige supérieure à trois centimètres dans la semaine précédente.

Sinon quoi ? Ben y a pas à dire, ça fait toujours plaisir de rechausser les planches : l’appui fuyant d’un ski paré d’un improbable fart d’accroche sur une neige trop skiée pour ne pas être transformée, l’imperceptible déhanchement qu’induit le fugitif transfert du poids sur le ski opposé, que du bonheur ! De plus, l’équipe de France A est là aussi et nous pouvons bénéficier de quelques conseils happés au vol : par exemple, mieux vaut se faire installer une cuisine aux normes par un vrai professionnel plutôt que de bricoler soi-même un truc de guingois. Merci Manu !

Une seule ombre au tableau, la pizza nordique du dimanche midi : le saumon avait dû remonter à pied du lac du Chevril au lac de Tignes et Patrick et moi avons eu du mal à digérer l’acide lactique mélangé à la crème fraîche.
Au moment où nous quittons Tignes, il neige plein pot. La prochaine séance pourrait bien prendre place à une altitude plus clémente.

A suivre...
 
Jean S.

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